Brésil: premiers pas d'une infirmière fribourgeoise dans la société des Yanomami

Des Yanomami au Forum social mondial de Belém
Les premiers mois sont consacrés à la découverte des Yanomami et à la compréhension du système de santé brésilien. Le projet se terminera en octobre 2013.
Les Yanomami forment un des peuples les plus nombreux des forêts d'Amérique du Sud. Environ 27'000 personnes réparties en 188 villages vivent au coeur de la forêt humide, à la frontière entre le Brésil et le Venezuela. Leur territoire correspond à six fois la superficie de la Suisse.
Actuellement, Sylvie Petter se familiarise avec son nouvel environnement de travail. Elle a déjà visité trois villages reculés, ce qui lui a pris des dizaines de jours. Chaque village est constitué d'un xanopo, c'est-à-dire une maison communautaire en forme de cercle, dont le centre est à ciel ouvert. Jusqu'à 400 personnes peuvent y vivre. Même si certaines familles ont séparé leur espace avec des parois, le xanopo reste traditionnellement un espace ouvert. Les Yanomami accordent également beaucoup d'importance aux esprits et apprécient particulièrement les peintures corporelles.
Promouvoir la santé au Brésil constitue un défi permanent. Alors qu'une loi datant de 1990 garantit aux indigènes le droit de bénéficier d'un service de santé complet, proposant une approche adaptée à chaque communauté, la réalité est alarmante. Les agents de santé présents dans chaque village ne reçoivent plus de formation depuis longtemps. Lorsque les patients Yanomami doivent être soignés dans des villes, ils sont victimes de préjugés. De longues attentes sont nécessaires avant de bénéficier d'un traitement adéquat. De plus, les Yanomami sont souvent touchés par d'autres maladies au cours de leur séjour à l'hôpital, en raison de leur plus grande sensibilité aux infections. Enfin, de nombreux enfants paraissent anémiques.
Consciente du travail qui l'attend, la coopér-actrice E-CHANGER attend la prochaine mise en place d'un nouveau Secrétariat de santé indienne, qui représente un espoir de changement pour toute la population indigène. Sylvie Petter peut également compter sur l'appui de la SECOYA, dont le projet d'éducation va peut-être bientôt recevoir un prix. De quoi faire oublier à Sylvie Petter toutes les nuisances engendrées par les voraces moustiques brésiliens.
Service de presse E-CHANGER, Yoan Veya
Le groupe de soutien
Sylvie Petter reçoit l'appui du groupe de soutien Ondas, basé à Fribourg. Les membres d'Ondas sensibilisent leur entourage de la nécessité du projet mené par notre coopéractrice. D'autre part, Ondas participe à la recherche de fonds. L'argent récolté aide la SECOYA à financer les investissements nécessaires. Vous pouvez contacter le groupe de soutien Ondas via internet (ondasgrupo(at)gmail(dot)com) ou faire un don (CP – 17-7786-4, E-CHANGER, Rue St-Pierre 10, 1700 Fribourg, mention: groupe de soutien Ondas).





